L’Illusion Verte – Projection – Discussion

L’ILLUSION VERTE de Werner Boote (2019)

Mercredi 22 mai 20h30 au cinéma Le Tivoli à Charolles

Le Martsi en association avec le Cinéma « Le Tivoli » de Charolles organise une projection du documentaire « L’Illusion Verte » de Werner Boote (réalisateur autrichien qui s’était déjà illustré dans un documentaire de 2010 « Plastic Planet » qui montrait l’impact inattendu du plastique sur notre vie quotidienne.)

L’Illusion Verte : Aujourd’hui, les industriels investissent beaucoup de temps et d’argent à « verdir » leur image : voitures électriques, huile de palme labellisée bio, ou encore produits issus du commerce équitable… Tout est fait pour nous déculpabiliser et expliquer que nous pourrions sauver le monde en consommant ces produits. Une pratique dangereusement populaire nommée greenwashing ou éco-blanchiment. Mais si à défaut de sauver le monde, ces achats responsables ne faisaient qu’enrichir les multinationales ? Werner Boote et Kathrin Hartmann  (journaliste) parcourent le monde pour révéler l’envers du décor.

 

A la veille d’un scrutin dont beaucoup de citoyens semblent se désintéresser, devant un constat plus qu’alarmant fait par le Groupe d’experts intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) dans son dernier rapport intermédiaire du 8 octobre 2018.  l’Union Européenne est devant un choix historique inédit : ou bien elle  met en oeuvre prioritairement une politique de transition écologique responsable devant les générations futures en adoptant des positions fermes et radicales vis à vis de tous les lobbies et autres groupes d’intérêts (lobbies de l’exploitation de ressources fossiles,de l’agro alimentaires,  groupes de défense d’intérêts financiers des multinationales aux  profits indécents, spéculation, évasion fiscale, dictature des actionnaires, etc la liste est très longue …) ou bien elle laisse les choses en l’état et sacrifie au court terme capitaliste ultra libéral ordinaire en oubliant que ceux qui suivront ne pourront que survivre (s’ils en ont la force) sur une planète dévastée.

Devant l’irresponsabilité de certains gouvernants outre atlantique, l’Union Européenne pourrait devenir l’exemple à suivre. Les 512 millions de citoyens qui la composent, s’ils se sentent responsables vis à vis de leurs enfants peuvent par leur vote infléchir positivement sa trajectoire écologique et limiter la casse.

En savoir plus sur le rapport du GIEC :

À 1.5°C de réchauffement, le GIEC envisage les dangers et conséquences suivantes :

  • Fonte des glaces et hausse du niveau de la mer
  • Élévation des températures terrestres et augmentation de la fréquence et de l’intensité des canicules (en particulier en Amérique du Nord, en Europe du Sud, en Asie centrale et occidentale ainsi que dans les régions tropicales)
  • Multiplication des événements météorologiques extrêmes (tempêtes, cyclones, sécheresse, mais aussi incendies, glissements de terrain)
  • Diminution de la quantité et de la qualité des ressources en eau
  • Désoxygénation et acidification des océans, résultant en une diminution de la biodiversité marine (donc des ressources de la pêche)
  • Changements importants dans la répartition des précipitations (sécheresses à certains endroits, inondations à d’autres)
  • Destruction de certains écosystèmes (régions humides, écosystèmes côtiers, écosystèmes méditerranéens, forêts boréales…)
  • Disparition de la biodiversité (jusqu’à 6% des insectes, 8% des plantes et 4% des vertébrés verraient leur habitat devenir majoritairement invivable à cause du réchauffement climatique)
  • Diminution de la productivité agricole (en particulier pour les productions céréalières, mais aussi végétales)

Selon le GIEC, si l’on arrêtait rapidement toutes nos émissions de CO2, le réchauffement climatique atteindrait probablement déjà +1.5 degrés.

Nous ne pouvons plus attendre pour mettre en oeuvre de vrais changements de paradigme à savoir :

  • La transition énergétique : le remplacement des énergies fossiles par l’électricité adossé au déploiement d’énergies à faible intensité carbone serait une des manières les plus efficaces de réduire nos émissions de CO2.
  • La transition agricole : l’agriculture étant l’un des gros contributeurs aux émissions de CO2, le GIEC propose des façons de réduire son impact : réduction du gaspillage alimentaire, agroforesterie et la limitation de la déforestation, mais aussi la transformation du système agricole et alimentaire. En résumé : sortir de la monoculture, réduire la part de l’élevage et mieux l’intégrer aux cultures, réduire le gaspillage et la surconsommation.
  • La transition urbaine et la révolution des mobilités : il s’agirait de penser des villes différentes, mieux construites avec des bâtiments et une mobilité pensée pour réduire nos besoins en énergie.

illusionverte-web

à bientôt sur le Martsi !!

La publicité et les choix alimentaires

Constat :

Les choix en matière d’alimentation des enfants en particulier, sont fondamentaux dans la construction de leurs goûts mais aussi de leur corps et de leur santé. L’augmentation du nombre de jeunes enfants en surpoids  est aujourd’hui avéré. La cause se trouve dans une déviation des comportements alimentaires dont les stratégies du  marketing et de la publicité portent une part non négligeable de responsabilité. L’autre part est sans doute à chercher du côté des parents qui ont souvent de la difficulté à prendre des positions contraires aux désirs de leurs enfants. sans doute veulent-ils le plus souvent leur faire plaisir en leur accordant l’achat des produits alimentaires dont ils ont vu et revu à la télévision, la promotion dans des spots publicitaires coupant violemment leurs dessins animés.

Les faits :

L’image ci dessous issue d’une étude exhaustive menée par la revue Que Choisir se passe d’un long commentaire :

 

(relevé UFC –Que Choisir 2006)

(relevé UFC –Que Choisir 2006)

Le Centre de Politique et Promotion de la Nutrition propose la répartition suivante pour un régime alimentaire non végétarien (pyramide de gauche) :

  • Les fruits et légumes : au moins 5 par jour
    Les produits laitiers : 3 par jour pour les enfants ou les adolescents
    Les féculents : à chaque repas
    Viande, poisson, oeuf : 1 fois par jour
    Matières grasses : à limiter
    Produits sucrés : à limiter
    Sel : à limiter
    Eau : à volonté pendant et entre les repas

Activité physique : au moins l’équivalent de 30 min. de marche rapide par jour pour les adultes (au moins 1 heure pour les enfants et les adolescents)

Alimentation végétarienne : Une alimentation végétarienne est équilibrée si elle tient compte des différentes catégories de la pyramide alimentaire ci-dessous.

  • Noix et graines (30 – 60 g par jour)
    Céréales et tubercules ( 2-3 portions par jour).
    Produits riches en protéines, légumineuses (1 à 2 portions par jour) et aliments protéiques (50 à 150 g par jour)
    Les légumineuses (pois, haricots, pois chiches, lentilles, soja) et produits dérivé (lait et yaourts de soja tofu, tempeh, etc.)
    Huiles et graisses végétales (2 à 4 c. à s. par jour)
    Nécessaires à l’apport en acides gras essentiels, en vitamine E et à l’absorption des vitamines liposolubles (A, D, E et K). Privilégier les huiles végétales naturelles riches en acide alpha-linolénique, oméga-3 (huile de chanvre, lin, caméline, noix et colza).
    Légumes (au moins 400 g, 3 portions par jour)
    Eau (1 à 2 litres par jour) Eau et boissons non alcoolisées pauvres en calories.
  • Activité physique (au moins 30 mn par jour)

Pyramide de droite : La pyramide inversée correspondant au contenu des publicités télévisées en matière de produits alimentaires montre sa propre toxicité en privilégiant tous les produits riches sucres et graisses. Les produits laitiers ont en général des taux de sucres élevés.

Conclusion

La sélection des pires produits alimentaires pour leur promotion peut inquiéter dans la mesure où de jeunes enfants encore inéduqués et incapables d’esprit critique sont ici totalement sous influence pour peu qu’ils disposent d’une télévision dans leur chambre (32% d’entre eux). A noter qu’en plus de la TV les nouveaux médias que sont les réseaux sociaux augmentent sensiblement l’exposition de leurs jeunes cerveaux à cette déferlante vague « marketing ».

Changer ?

La transition écologique passe aussi par un changement significatif des habitudes alimentaires, car tous les produits promus soutenus par un marketing envahissant sont en général totalement industrialisés (coût énergétique important) et sur-emballés (déchets pas tous recyclables, loin s’en faut).

L’augmentation de la consommation de produits peu ou pas transformés réduira la dépense énergétique et donc est bonne pour le climat.

En savoir plus :  Prendre connaissance de l’étude complète de Que choisir de 2006

Bientôt le Martsi organise une conférence débat sur l’impact de la publicité sur sur les comportements des consommateurs dans le domaine de l’alimentation. A suivre

Bonne Année 2019 !

Bonne année 2019 à tous 

voeux 2019

Les événements survenus en France fin 2018, peuvent nous  conduire à une réflexion approfondie sur ce que chacun souhaite au niveau local, régional, national, européen pour un futur qui mette l’humain et son environnement fragile au centre des préoccupations des instances  locales, régionales, nationales et européennes.
La posture purement individualiste largement encouragée par le marketing consumériste et les dérives ultra-libérales a éloigné l’horizon de la citoyenneté et a augmenté les nuisances faites à l’environnement. Le retour à l’initiative citoyenne des individus est nécessaire pour que leurs voix soient entendues dans le débat afin de créer enfin les conditions d’une réelle et durable justice sociale qui est la base d’une transition écologique et solidaire.
Ce sera par l’entraide, la solidarité de tous avec tous que les solutions émergeront pour aider à construire un monde vivable et plus sobre pour les générations actuelles et futures.

Le Martsi pourrait, si les énergies de chacun sont disponibles, apporter une contribution locale significative dans ce projet politique d’une ampleur inédite.

Chacun à la hauteur de ses disponibilités peut y contribuer.