Écologie de la nutrition

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L’ écologie de la nutrition

Le concept d‘écologie de la nutrition a été forgé en 1986 par un groupe de nutritionnistes de l’université de Giessen, en Allemagne. C’est une science interdisciplinaire qui étudie les conséquences globales de nos modes alimentaires et par incidence leur viabilité à plus ou moins long terme.
En effet, notre façon de nous nourrir impacte directement non seulement notre santé, mais également l’environnement, et a des répercussions sociales et économiques considérables.
De nos jours, le « développement durable » est défini comme un développement assurant la satisfaction des besoins des générations actuelles sans compromettre ceux des générations futures.
Du point de vue de la nutrition, le « développement durable » passe nécessairement par une répartition équitable des réserves alimentaires mondiales à travers des habitudes alimentaires écologiques et bonnes pour la santé.

Sept critères apparaissent déterminants :

  • L’alimentation devrait être principalement d’origine végétale
  • L’alimentation devrait provenir d’une agriculture biologique
  • L’alimentation devrait être produite localement et en respectant le cycle des saisons
  • Les aliments devraient être les moins transformés possible
  • Les aliments devraient être emballés et/ou conditionnés écologiquement
  • Le commerce des denrées alimentaires devrait être équitable
  • Les aliments devraient être savoureux

Les conséquences d’une mauvaise alimentation

Si près de 900 millions de personnes dans le monde souffrent encore de la faim, le nombre de personnes en surpoids dépasse désormais 1 milliard de personnes et ne cesse de s’accroître, y compris dans les pays en développement.

Si rien n’est fait pour enrayer cette véritable épidémie et son cortège de maladies chroniques, un renversement à la baisse des tendances de longévité est à prévoir, sans parler de l’accroissement de la morbidité liée à ces maladies.

Les dangers des agents chimiques présents dans notre environnement.

Par ailleurs de récentes études ont mis en évidence les roles néfastes pour le développement du cerveau de l’enfant joués par des agents chimiques largement présents dans notre environnement.
Des éléments récents indiquent par ailleurs que les hormones thyroïdiennes jouent un rôle essentiel à un stade très précoce du développement cérébral, durant les trois premiers mois de grossesse.

De fait, on retrouve de nombreux types de produits chimiques dans les fluides et dans les tissus humains (graisse, urine ou sang/sérum) et même – plus inquiétant encore – dans le liquide amniotique, dans le sang du cordon ombilical et dans le lait. Nombre de ces substances sont retrouvées à des concentrations susceptibles d’interférer avec la signalisation des hormones thyroïdiennes, et donc avec le développement neurologique.

Tout un combat citoyen reste donc à mener pour s’approcher au plus tôt de la réalisation des 7 critères listés plus haut.

Pour en savoir plus :

Ecologie de la nutrition

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