De nouveaux bourgeons … Il est possible qu’on soit en train de faire quelque chose …

nd1

En ce printemps 2016, de nouveaux bourgeons apparaissent, vont-ils éclater pour donner de nouvelles fleurs dans les têtes. Cela fait un moment que des initiatives comme celles du Martsi sont nées en France. Il suffit de faire quelques recherches sur le web, youtube et autres dailymotion pour les découvrir. Toutes ces initiatives sont démocratiques, généreuses, désintéressées, altruistes, à l’écoute de leur milieu de vie.
Une frange, pour l’instant encore peu nombreuse (mais tenace) de la jeunesse, a choisi de ne plus cesser d’occuper l’espace public de la capitale mais aussi d’autres grandes villes, pour échanger, débattre, se rencontrer, se parler en direct sans passer par le virtuel des réseaux dits sociaux. Ce qui arrive aujourd’hui dans le monde du travail, est le résultat d’une politique décidée dans les années 90. Les décisions politiques qui sont en train d’être entérinées par les gouvernements européens sans vrai débat démocratique préalable produiront leurs effets néfastes dans 15 ans. Les enfants nés en 2010 en seront les victimes comme ceux nés en 1990 le sont aujourd’hui. Une génération risque d’être précarisée, toutes catégories socio-professionnelles confondues cadres compris.

Dans une société où tout doit briller pour que rien ne change,  des voix s’élèvent pourtant.  Tout est fait pour que les idées et les individus soient séparés, clivés, rangés dans des catégories. Nous pensons que le Martsi acteur local d’un tout petit bout de de changement et revendiquant le renouveau d’un lien social distendu peut relayer quelques voix :

Lisons celle de la « commission Ecologie et Climat de la Nuit Debout » : grâce au lien ci-dessous. Ce manifeste  est riche d’espoir d’autant plus qu’il est porté par la jeune génération.

Nous  découvrirons, entre autres, en page 3 de ce texte, que les activités du Martsi entrent complètement dans le cadre de ce manifeste. Comme dirait quelqu’un qu’on reconnaitra, à chacun de faire sa part pour qu’advienne unchangement de paradigme écologique, social et solidaire.

Manifeste de la commission écologie et climat de la Nuit Debout

Vive la Coopération !

Trois ans déjà que le système fonctionne, le Martsi se porte plutôt bien, ses membres actifs, les producteurs participants et l’ensemble des adhérents  sont là pour en témoigner.

Le système du marché mensuel mis en place par une association comme le Martsi demande un engagement pérenne de différents acteurs que sont les producteurs, les membres actifs permanents que l’on pourraient appeler les « permavoles » (bénévoles permanents), les adhérents volontaires pour apporter de l’aide à la bonne tenue de chaque Martsi : en résumé un groupe de consomm’acteurs (terme à la mode mais dont la définition reste à préciser).

Ce système semble lourd nous font remarquer des observateurs extérieurs. En effet les tâches sont nombreuses et variées. Résumons les en bref :

    Établissement du catalogue produits tous les mois
    Création et envoi du bon de commandes aux adhérents par mailing list
    Réception des bons de commandes dépouillement et éditions des commandes aux producteurs, fournisseur de produits issus du commerce équitable et groupement d’achat pour épicerie sèche et entretien (automatisation des tâches de dépouillement et de traitement grâce à des outils informatiques mis au point sur des logiciels libres).
    Relations usuelles avec les producteurs : mise à jour des modifications de produits et/ou de tarifs. transmission des commandes des adhérents chaque mois.
    Distribution des commandes issues de certains producteurs ne pouvant être présents sur le marché mensuel (farines, fruits, fromages Jura, fruits de saison …)
    Vente des reliquats de stock de l’épicerie sèche aux adhérents.

Mais c’est le prix à payer pour respecter le travail des producteurs, la satisfaction du besoin d’une alimentation saine et non industrielle des adhérents dans une optique où le profit financier n’a pas sa place.

Ce dernier point est de taille car il marque le départ d’actions de citoyens qui pensent la coopération, la mise en commun d’énergies plutôt que la compétition et le profit financier. Si les consomm’acteurs qui font tourner le martsi font figure d’intermédiaire entre les producteurs et les  adhérents, cet intermédiaire là est totalement désintéressé.

Ce qui n’est pas toujours le cas. En effet, on rencontre sur le territoire national des pseudos solutions alternatives développées grâce à l’internet et qui semblent défendre (en façade seulement une agriculture paysanne (pas toujours) de proximité) sur le mode économique dominant du profit mais pas celui des producteurs, ou  des consommateurs (prélèvement de 20% de commission sur le dos des producteurs qui se retrouvent pour moitié dans la poches des actionnaires qui ont lancé l’affaire). Sur ce point, les médias sont plus que muets laissant croire qu’il s’agit de distribution en vente directe.

Voir sur ce sujet l’article relayé sur le lien suivant :  La Ruche qui dit NON

En résumé, au risque de faire sourire certains, il semble que le Martsi a mis en marche une petite (mais juste et efficace) utopie, qui ne déplairait pas  aux plus atterrés des nos économistes. Aux armes, citoyens !! nous lance la marseillaise. Le Martsi citoyen prend les siennes mais elle sont l’économie désintéressée et la coopération. Sur les solutions telle celle proposée par le Martsi, les médias sont également muets. Cet article tente de réparer cette lacune médiatique.

Jardins Partagés

Des pistes de réflexion pour créer des jardins partagés.
Qu’est-ce qu’un jardin partagé ?
C’est un groupe de personnes qui désirent redonner une seconde vie à un espace communal ou urbain qui est laissé en friche , à l’abandon pour y cultiver des légumes et des fruits. On y partage les travaux de jardinages, entretien des sols, semailles et récoltes. Un jardin partagé est donc un lieu de rencontre de création de lien social. Toutes les générations peuvent s’y retrouver, cela donne l’occasion d’initier les plus jeunes à la pratique du jardinage tout en apportant des connaissances sur les variétés de légumes et leur importance dans l’alimentation. Ces pratiques commencent à émerger en ville, mais pourraient-elle être transposées à la campagne ?

Deux courtes vidéos qui décrivent deux expériences de jardin partagés :

Vidéo 1 : une association de retraités de Metz créent un jardin partagé en impliquant les enfants d’une école primaire locale.

Vidéo 2
Création d’un jardin partagé par les étudiants de la Cité Internationale Universitaire de Paris